Appel à contributions :
REVUE CANADIENNE D’ÉTUDES CINÉMATOGRAPHIQUES
CANADIAN JOURNAL OF FILM STUDIES 

NUMÉRO SPÉCIAL :
CONSERVATION DU CINÉMA ÉLARGI AU CANADA
Printemps 2018

Il y a pratiquement cinq décennies, l’ouvrage révolutionnaire Expanded Cinema (Cinéma élargi) de Youngblood, publié en 1970, inaugurait une nouvelle façon « élargie » d’aborder la culture de l’image en mouvement. Youngblood est généralement reconnu comme le théoricien qui a élaboré le champ des « arts médiatiques », sa pensée englobant non seulement le cinéma et la vidéo en tant que formes artistiques, mais aussi les nouvelles technologies et les processus, en particulier l’art informatique, la cybernétique, l’holographie, l’intermedia et les mass media, ainsi que les effets spéciaux et la synesthétique. Au cours de la dernière décennie, le concept de « screen subjectivity » (subjectivité à l’écran) de Kate Mondloch a fait son apparition, repoussant davantage les limites du sens du « cinéma élargi » de Youngblood aussi bien dans le champ de la théorie que de celui de la pratique (Screens: Viewing Media Installation Art, 2010). Parallèlement, Jackie Hatfield, elle aussi, a joué un rôle prépondérant en redéfinissant le cinéma à l’ère du numérique pour signifier un « vaste discours historique et philosophique », plutôt que le « cinéma » tout court. Une « configuration cinématique », écrit-elle, pourrait inclure l’intermedia, la performance, le spectacle, la vidéo, l’art et la technologie en plus du cinéma, et pourrait être située au sein de la « boîte noire » du théâtre ou du « cube blanc » de la galerie. (Expanded Cinema: Art, Performance, Film, Éd. A.L. Rees, 2011, 262).  Par ailleurs, alors que Janine Marchessault et Susan Lord ont étudié cette explosion de l’écran, « vers des formes de culture immersives, interactives et interconnectées » (Fluid Screens, Expanded Cinema, 2007, 7) sous un angle exclusivement canadien, la Revue canadienne d’études cinématographiques de son côté a, elle aussi, commis un dossier de quatre articles portant sur les écrans élargis, couvrant des sujets tels la vidéo amateur, les jeux vidéo d’arcades et les cultures iphone (20:2, 2011).

En poursuivant ce travail important dans le contexte canadien, ce numéro spécial de la RCÉC/CJFS entend mettre un accent particulier sur les liens entre l’art et le cinéma de part et d’autre de nos cultures d’écrans élargis. Comme l’a relevé Andrew Uroskie, au moment où l’image en mouvement « investit et transforme l’espace de l’art contemporain », son positionnement actuel « hétérogène et parfois ambivalent » dans la galerie et au-delà constitue une question de premier plan pour les éminents spécialistes du cinéma, les conservateurs, les artistes utilisateurs de l’installation immersive (Screen/Space: The Projected Image in Contemporary Art, Éd. Tamara Trodd, 2001, 145).

Le présent numéro « Conservation du cinéma élargi au Canada », sollicite des contributions qui examinent et éclairent, d’un bout à l’autre du pays, le flux d’images à travers les plateformes, les écrans et les espaces, tout en portant une attention particulière aux façons dont ils déconstruisent le cinéma traditionnel et le décomposent en ses différents éléments…(lumière, son, image, performance, etc.), reconfigurent l’écran dans la galerie et au-delà (dans les installations, les festivals, les espaces publics, sur les édifices et lieux du patrimoine,  les paysages, etc.) et plongent le public dans de nouvelles relations de « présence avec l’image » (Jan Holmberg, Cinemas: Journal of Film Studies, 14:1, 2003, 129). Ces thématiques pourraient inclure les travaux d’artistes canadiens de premier plan œuvrant dans le champ du cinéma élargi / des écrans élargis / des subjectivités à l’écran tels Janet Cardiff, Dana Claxton, Stan Douglas, Atom Egoyan, Kent Monkman, entre autres) ; les artistes canadiens émergents et d’autres artistes dont les travaux englobent ces thématiques ; des recherches en cours sur les projets de conservation tant à l’échelle locale que nationale, ainsi que des évènements, petits ou grands, organisés à travers le Canada (tels que Nuits blanches, des activités et programmes individuels ou collaboratifs), qu’ils soient contemporains ou historiques.

Les chercheurs et les conservateurs sont particulièrement encouragés à joindre à leurs contributions le matériel d’appui visuel, tandis que les artistes sont fortement encouragés à élaborer et à mettre en contexte leurs contributions au moyen de concepts et d’une analyse académiques. 

DIRECTIVES CONCERNANT LES SOUMISSIONS :

a) Propositions d’articles :

Les propositions d’articles de 300 à 500 mots, accompagnées d’une brève notice biographique de 100 à 150 mots, devront être envoyées à la rédactrice du numéro spécial : Christine.Ramsay@URegina.Ca

Date limite : 15 octobre 2016

Les auteurs dont les propositions seront retenues recevront une confirmation de la rédactrice du numéro spécial le 30 octobre 2016.

b) Articles :

Les propositions retenues à des fins d’articles devront se conformer aux directives indiquées ci-dessous :

Les articles d’une longueur de 20 à 25 pages, soit 5000 à 6250 mots, devront être rédigés en français ou en anglais, en double interligne, y compris les citations en retrait et les notes de fin de texte. Les pages devront être numérotées. Sur une page séparée, seuls le titre de la proposition d’article et le nom de son auteur doivent être indiqués. Par ailleurs, les citations doivent être insérées automatiquement en notes de fin de texte conformément au style Chicago. Les articles, accompagnés d’un résumé de 100 à 150 mots et d’une brève notice biographique, devront être envoyés sous forme de pièces jointes (MS Word) à l’adresse ci-dessous : Christine.Ramsay@URegina.Ca

Date limite : 1 mai 2017 

Veuillez transmettre séparément toute image faisant partie intégrante de votre soumission, sous forme de fichiers en haute résolution (300-dpi). Présentez-les sous forme de figures consécutives (selon le style : Fig. 1 : Légende) et veuillez indiquer la légende et le crédit complet. Il est de la responsabilité des auteurs d’obtenir la permission nécessaire relative à l’exploitation des images, ainsi qu’au droit d’auteur.

NOTEZ BIEN :

Les articles seront soumis à l’examen de la rédactrice du numéro spécial, puis feront individuellement l’objet d’une évaluation à double insu, conformément au processus d’évaluation standard du Comité de rédaction de la Revue canadienne d’études cinématographiques.

Pour de plus amples renseignements au sujet de la RCÉC/CJFS, veuillez consulter le site Web ci-dessous : www.filmstudies.ca/journal

Pour de plus amples renseignements concernant les directives de la RCÉC/CJFS au sujet du texte final, veuillez consulter le contenu du lien ci-après :  www.filmstudies.ca/journal/cjfs/contribute/final_copy 

 

 

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