The Film Studies Association of Canada (FSAC) conference – dedicated this year to the consideration of, and fight against, anti-Blackness both inside and beyond the academy – would have been in its final day today, had it not been cancelled as a result of the COVID-19 crisis. Instead, many of our members will have taken to the streets in recent days to protest the ongoing violence unfolding in the United States. The FSAC Executive stands in solidarity with those who have raised their voices against anti-Black racism and have put their bodies on the line in the effort to protect their communities and kin from police and state-sanctioned violence. FSAC fully recognizes that this struggle continues here in Canada as well, which has its own lamentable legacy of anti-Blackness that is deeply intertwined with other forms of racism, particularly against Indigenous people.

As an association, FSAC is committed to understanding the ways in which racism manifests itself in film, television, and other media forms as well as identifying ways in which audiovisual media can be mobilized in the fight against racism and in opposition to police and state-sanctioned violence. The association, at this time, reiterates its absolute support of BIPOC critics and creators, whose work needs to guide us all in a way forward. Likewise, the association commits itself to the transformation of the disciplines of film, television, and media studies as part of the larger, collective effort to imagine and actualize a more equitable world.

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La conférence annuelle de l’Association canadienne des études cinématographiques (ACÉC) – qui avait consacré cette année à la prise de conscience et à la lutte contre le racisme face aux personnes noires à l’intérieur et à l’extérieur de l’Université – en serait à sa troisième journée aujourd’hui, si elle n’avait pas été annulée en conséquence de la crise de la COVID-19. Plutôt que de participer à la conférence annuelle, plusieurs de nos membres ont pris la rue ces derniers jours pour protester contre la violence qui se poursuit aux États-Unis. L’exécutif de l’ACÉC est solidaire de ceux et celles qui ont élevé leur voix contre le racisme envers les personnes noires et mis leur corps en danger dans le but de protéger leurs communautés et leurs proches de la violence policière et sanctionnée par l’État. L’ACÉC reconnaît pleinement que cette lutte se poursuit également ici au Canada, qui a son propre héritage lamentable de racisme envers les personnes noires, ce dernier étant profondément entrelacé avec d’autres formes de racisme, en particulier contre les peuples autochtones.

En tant qu’association, l’ACÉC s’est engagée à comprendre les façons dont le racisme se manifeste dans les films, à la télévision et dans d’autres formes de médias, ainsi qu’à identifier les moyens par lesquels les médias audiovisuels peuvent être mobilisés dans la lutte contre le racisme, contre la violence policière et celle sanctionnée par l’État. L’association réitère aujourd’hui son soutien absolu aux personnes noires, autochtones et de couleurs (BIPOC), dont le travail doit nous guider dans la voie à suivre. En ce sens, l’association s’engage à participer à la transformation des disciplines des études cinématographiques, télévisuelles et médiatiques dans le cadre d’un effort collectif plus vaste visant à imaginer et actualiser un monde plus équitable.
 

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