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  • 19.2 : 2010 : PDF: Je me souviens (maintenant) : Altérité, indianité et mémoire collective by Bruno Cornellier
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    Je me souviens (maintenant) : Altérité, indianité et mémoire collective

    by Bruno Cornellier

    Abstract: This article is about the will to remember as a political imperative in Quebec. Francis Leclerc’s Mémoires affectives (2004) explicitly anchors this will to remember in the multicultural and pluriethnic reality of modern Quebec. In the film, the quest for Self occurs principally through a dialogical relationship with “the Other,” the immigrant, who serves to participate in and reflect the stabilization of an identity and a memory from which he or she is nonetheless excluded, like an external witness. Beyond the immigrant, and more fundamentally, through the essentialist and archaistic posturing of the ahistorical, apolitical, and peripheral Indian body, the memory of the Self is woven, taking root in soil that is inhabited by and inhabits an identity of privilege. This critical analysis of the film serves to illustrate some of the discursive and representational strategies employed by recent Quebecois cinema in its attempt to respond to the increasingly complex and ambiguous colonial status of modern Quebec. It is also a response to the nation’s historical link to alterity  its own alterity and that of its “Others.”

    Résumé: Cet article a pour objet la volonté de mémoire en tant qu’impératif politique au Québec, telle que consacrée par un motif qui est devenu la devise officielle de la nation : « Je me souviens ». Plus récemment, ce désir de (re)fondation historique du complexe identitaire québécois fût l’objet de toute une séries de films historiques revisitant le passé en fonction de la cohésion de la communauté présente. À ce propos, le film Mémoires affectives (2005) de Francis Leclerc fait explicitement du « Je me souviens » son sujet principal et ancre dans notre contemporanéité multiculturelle et pluriethnique cette volonté de mémoire (individuelle et collective). Dans le film, cette quête de Soi passe d’abord par un rapport dialogique à « l’autre », à l’immigrant, servant de participant et de miroir dans la stabilisation d’une identité et d’une mémoire dont il est pourtant exclu, si ce n’est que comme témoin extérieur. Or, au-delà de l’immigrant, c’est aussi, d’une façon plus fondamentale, par l’essentialisation archaïsante du corps ahistorique, apolitique et périphérique de l’Indien que la mémoire de Soi se tisse et s’enracine à un sol qu’habite (et qui habite) l’originalité d’une identité de privilège.

    PDF: cjfs19-2_cornellier_alterite_indianite_memoire_collective.pdf