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  • 19.2 : 2010 : PDF: "Until Justice is Done”: Authenticity and Memory in Paul Greengrass’s Bloody Sunday and United 93 by Duncan Greenlaw
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    "Until Justice is Done”: Authenticity and Memory in Paul Greengrass’s Bloody Sunday and United 93

    by Duncan Greenlaw

    Abstract: Tracing connections between the aims of political and cinematic representation in Paul Greengrass’s Bloody Sunday and United 93, this paper asks what it means to do justice to nationally traumatic events. The director’s ambiguous strategies of doing justice by authentically capturing both history and the overlapping cultural identities of his subjects (British soldiers and republican demonstrators in 1972, and passengers and hijackers in 2001) echo a series of unsettled theoretical distinctions in the work of Derrida and Benjamin: between law and justice, auratic and nonauratic conceptions of art, and involuntary and voluntary memory. Oscillating across each of these oppositions, the films demonstrate how narratives of authenticity and justice exceed the same monumentalizing assumptions upon which they rely. Yet they also reveal that, in such failures to account, a particular kind of promissory and disjunctive justice is done—one that anticipates the creative revaluation and continued survival of traumatic events.

    Résumé: Établissant des liens entre les visées des représentations politique et cinématographique dans les films de Paul Greengrass Bloody Sunday et United 93, cet article pose la question de ce que signifie « faire justice » à des événements nationaux traumatiques. Les stratégies du réalisateur pour faire justice à ces événements en capturant authentiquement aussi bien l’histoire que les identités culturelles des sujets impliqués (Les soldats britanniques et les manifestants républicains en 1972 et les passagers et les pirates de l’air en 2001) font écho à des distinctions théoriques non résolues du travail de Derrida et Benjamin, entre la loi et la justice, entre les conceptions auratiques et non-auratiques de l’art et entre la mémoire volontaire et non volontaire. Oscillant d’un pôle à l’autre de ces oppositions, les films démontrent comment les récits de l’authenticité et de la justice excèdent les présuppositions mêmes sur lesquelles ils reposent. Mais encore, ils révèlent aussi que, dans cet échec pour rendre compte de l’histoire, un genre particulier de « justice disjonctive » émerge – un qui anticipe la réévaluation créative et la remémoration continue des événements traumatiques.

    PDF: cjfs19-2_greenlaw_greengrass-united-93.pdf