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  • 17.2 : 2008 : PDF: Nanook of the North et le cinéma ethnographique : cinédoc ou synecdoque ? by Nicholas Serruys
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    Nanook of the North et le cinéma ethnographique : cinédoc ou synecdoque ?

    by Nicholas Serruys

    Abstract: Robert Flaherty a conçu le premier film documentaire dans le but d’exalter la survie des plus aptes chez l’Inuit. Comme nombreux discours qui s’occupent d’autrui, l’œuvre se révèle à la fois glorificatrice et condescendante. Le réalisateur se trouve dans un milieu socio-historique dans lequel l’anthropologie et la cinématographie affirment la capacité de documenter et interpeller l’autre d’une manière objective, mais son analyse est foncièrement romancée par le biais d’une perspective idéologique préétablie. Cette tension entre la réalité et la fiction est aux centres de l’appréciation et de la dénonciation de ce film en particulier et du genre documentaire en général, voire de tout discours ethnographique. Toutefois, afin d’apprécier l’envergure du film, il faut tenir compte des intentions esthétiques de Flaherty, ainsi que des contraintes inhérentes au médium : en raison d’une approche inéluctablement partitive, l’appareil cinématographique substitue la valeur d’une composante pour celle du tout ; le cinédoc est ainsi une synecdoque. Nous écartant prudemment d’une critique postcoloniale, c’est en faisant la comparaison des formes narratives du mythe et de l’allégorie que nous voulons entreprendre non pas une apologie du projet de Flaherty, mais plutôt une reconnaissance du potentiel transculturel qu’aurait pu engendrer son œuvre.

    Résumé: Robert Flaherty produced the first documentary with a view to exalting the survival of the fittest among the Inuit. Like many discourses on the other, this film is at once celebratory and condescending. The director worked within a socio-historical context that had faith in the ability of anthropology and cinema to document the other in an objective fashion. But his perspective is romanticized through the lens of pre-established ideologies. This tension between reality and fiction generates both admiration for the film and denunciation of its preconceptions, of documentary practices in general and even of all ethnographic discourses. However, to appreciate the scope of Flaherty’s work, one must take in to consideration his aesthetic intensions and the inherent limitations of the medium. Because of its ineluctably fragmentary character, the cinematic apparatus always substitutes the part for the whole: the synecdoche is integral to the “cine-doc”. Having carefully chosen to avoid a postcolonial critique, the author considers the narrative forms of myth and allegory as a means not to apologize for the film, but rather to acknowledge its transcultural potential.

    PDF: cj-film-studies172_serruys_nanook_ethnographique.pdf